J’ai écrit un scénario ; Conseils aux écrivains en herbe

Je viens de terminer l’écriture d’un scénario long-métrage policier, et bon Dieu quelle expérience ! J’avais la nette envie de transmettre mon feed-back pour ceux qui aimeraient se lancer, mais qui se tâtent. Pour cela, j’ai analysé 3 points, 3 grands aspects de la vie d’écrivain confirmé ou amateur que tu rencontreras inévitablement si tu t’es décidé de devenir le prochain George Orwell.

L’autodiscipline et la base solide

L’autodiscipline, c’est vraiment la pièce maîtresse de l’écriture. Rien n’est possible sans elle. En fait l’autodiscipline c’est un peu le test d’entrée, la sélection de ceux qui réussiront à finir ce fichu bouquin, et ceux qui arrêterons après une page et beaucoup de doutes. Le truc cool pour ceux qui s’accrochent mais qui n’ont aucune discipline personnelle, c’est qu’ils l’apprendront sur le tas et en ressortiront prêts à claquer 100 pompes tous les matins (sur deux doigts Monsieur).

L’autodiscipline, c’est la capacité de se mettre au travail quelque soit ton état émotionnel. Que tu sois triste, en colère, si tu as du travail, tu vas t’y mettre. Si c’est difficile au début, plus tu avanceras plus les choses se simplifieront. Le tout c’est de poser des bases solides. La première étape est déjà de déterminer le genre d’oeuvre que tu veux écrire. Pour ça, il n’y à pas 36 méthodes : s’inspirer, s’inspirer et encore s’inspirer. Vient ensuite l’esquisse du projet, les grosses lignes. Qui fait quoi, avec qui, etc. Je crois personnellement qu’il est important d’avoir une idée précise de comment ton récit  doit se terminer,  histoire d’avoir un fil conducteur. En parallèle, tu peux déjà te renseigner sur les conventions d’écriture, les méthodes et le logiciel. Je recommande personnellement Celtx.

Une fois l’écriture entamée, il est bon voir indispensable d’établir des rituels d’écriture. Cela peut être le fait de toujours avoir une tasse de thé ou café en travaillant, diffuser le même parfum ou le même encens dans la pièce, bref quelque chose qui te fait dire « Ok, je travaille ». Ces rituels sonneront comme du conditionnement pavlovien et serviront de repères et de cadre, facilitant l’autodiscipline. L’environnement doit être également le mieux rangé possible : le désordre empêche de penser.

L’impact sur tes relations sociales

Une chose est sûre, c’est que quand tu écris, ce n’est pas pour te faire des amis ou satisfaire ton conjoint. L’écriture est une cellule secrète dans laquelle tu t’enferme volontairement. En fait, il n’y a rien de plus solitaire et de plus intime car, via ton écrit, tu te parleras à toi-même. Par des métaphores, des projections, tu exprimeras forcément certaines de tes craintes, quelques uns de tes rêves ou de tes souvenirs.

On s’enferme donc vite dans sa bulle quand on écrit, et l’entourage peut en être impacté. Le truc pour conserver un juste équilibre est je crois, de faire appel à l’autodiscipline dont j’ai parlé plus haut. Il s’agit d’organiser son temps et son travail comme une horloge suisse, d’être régulier et savoir souffler.

On le fait pour le challenge

Pourquoi irais-tu t’enfermer des heures, des jours, des mois entiers dans un bureau, seul face à une lampe de chevet et un clavier ? Pour le défi. Pour le challenge. Parce que tu es passionné de bon cinéma et que tu veux apporter ta pierre à l’édifice. Parce que tu rêves d’Hollywood. Parce que tu as confiance en toi et que tu le fais pour le combat, pour te prouver que tu peux créer une chose de A à Z sans l’aide de personne. Parce que 6-7 mois, qu’est-ce que ça représente dans une vie ? Une brindille. Mais si tu t’appliques avec ardeur, tu en récolteras beaucoup plus.

Le guide pratique de l’écrivain, qui m’a personnellement filé un gros coup de pied aux fesses. Simple, direct, que des conseils applicables. Et puis c’est Stephen King, quand même! A lire ABSOLUMENT avant de commencer :

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