Les mathématiques de l’amour : combien de chances de trouver la femme parfaite ?

Bientôt obligé de coloniser Mars pour draguer ?

Les célibataires endurcis confirmeront, beaucoup de gens désespèrent de trouver le grand amour. C’est vrai, sur cette question, nous sommes loin d’être tous égaux. Certains trouveront leur bien-aimée dans leur jeunesse et ne la quitteront plus, d’autres devront papillonner des années, d’autres encore se demandent si il ne finiront pas seuls à l’hospice. Que ces derniers se rassurent, avec 3 milliards 500 millions de membres de l’autre sexe dans le monde, ce ne sont pas les opportunités qui manquent. Bon, je le reconnais, cette remarque est bien la remarque typique du gars casé. Car dans les faits c’est un peu plus compliqué : il faut d’abord prendre un minimum soin de soi ; s’assurer de ne pas vivre sous un pont ; puis trouver qui draguer, quand, comment s’y prendre, etc. Beaucoup de données à prendre en compte pour ceux chez qui la séduction n’a pas été intégrée dans le kit de départ. Surtout si l’on est difficile !

Difficile, on peut dire que Peter Backus, mathématicien et célibataire de compétition l’était bien. Et comme s’il n’était pas assez désespéré comme ça, le bonhomme a calculé qu’il y avait plus de potentielles civilisations extra-terrestres dans la galaxie que de femmes qui accepteraient de sortir avec lui. Ah, merde ! Bon comme vous allez le voir, il n’a pris en compte que Londres et ses environs pour ses calculs et a été exigeant dans ses critères de recherches. Appliquons donc sa méthode pour calculer nos chances de rencontrer la personne de nos rêves et pour comprendre qu’il faut être souple et tolérant en amour ! Bah oui mon coco, personne n’est parfait !

Backus adapte en fait la célèbre équation de Drake qui vise a estimer le nombre de formes de vies extra-terrestres intelligentes dans notre galaxie. Cette équation a donné un chiffre : 10 000 potentielles civilisations autres que la nôtre ! Pour y arriver, Drake a décomposé la question en série de plus petits problèmes qui, mis bouts à bouts, donnent un chiffre assez précis. On découpe une grosse estimation en une myriade de plus petites plus précises en somme. Évidemment, il y a peu de chances pour que ce chiffre reflète bien la réalité de même que l’adaptation de Backus à la recherche d’une partenaire soit également assez floue, mais peu importe, car il s’agit juste d’une estimation. Voici comment le mathématicien a procédé :

Combien de femmes vivent à proximité ? Londres -> 4 millions
Combien ont un âge compatible ? -> 20 % -> 800 000
Combien sont célibataires ? -> 50% -> 400 000
Combien ont un diplôme universitaire ? -> 26 % -> 104 000
Combien ont attirantes ? -> 5% -> 5200
Combien me trouveront attirant ? -> 5% -> 260
Avec combien pourrais-je m’entendre ? -> 10% -> 26
26 femmes dans le grand Londres avec qui il serait susceptible de débuter une relation. 26 sur 4 millions ! C’est peu, non ? Ses 3 derniers critères sont tout de même assez sévères même si ils ne sont que purement subjectifs : 5 % seulement de femmes attirantes, il faut être quand même bien difficile. Une femme n’a nul besoin d’être parfaite pour être belle, bien au contraire ! Relevons un peu les chiffres :

5. Combien sont attirantes ? -> 20% -> 20 800
6. Combien me trouveront attirant ? -> 15 % -> 3 120
7. Avec combien pourrais-je m’entendre ? -> 20 % -> 624
Cela a l’air déjà plus probable. Et encore, peut-être pourrait-il y gagner s’il allégeait encore un peu plus ses critères (âge, critères d’attirances, diplômes). Ce qui est intéressant avec cet outil, c’est qu’on peut l’appliquer à n’importe quel milieu avec seulement quelques données. Envie d’estimer vos chances potentielles sur le campus de l’unif ? Essayez de connaître le nombre d’élèves de chaque sexe (ou à défaut, diviser à la grosse louche par deux en rajoutant 10-15 % pour les filles), puis estimez le nombre dans la tranche d’âge qui vous intéresse, etc.

Si cette petite équation peut être agréable à faire pour se redonner du courage en cas de désespoir amoureux, sachons aussi qu‘être parfait sur le papier ne signifie rien et que même si nous avons chacun des critères de sélection bien déterminés, la femme ou l’homme parfait n’existent nul part. Avant de chercher le meilleur chez l’autre sexe, devenons le meilleur de notre sexe !

Pour savoir si Backus a réussi à pécho :