Préceptes de Confucius 1/13 : La Voie

L’Homme de Bien (junzi) se gouverne lui-même. L’Homme de Peu (xiaoren) est son propre esclave.

Il n’y a que deux voies : la voie de la vertu ou la voie du vice.

Que celui qui cultive la sagesse mette au premier rang la sincérité ; ensuite qu’il ne lie pas d’amitiés avec des hommes qui ne cultivent pas comme lui la sagesse ; puis, s’il tombe dans un défaut, qu’il ait le courage de s’en détacher.

Le sage commence par faire ce qu’il veut enseigner, puis seulement l’enseigne.

En toute chose, il faut distinguer le principal de l’accessoire.

Si je voyageais avec deux compagnons, j’examinerais ce que le premier a de bon et je l’imiterais ; les défauts que je reconnaîtrais en l’autre, je tâcherais de les corriger en moi-même.

Celui qui vraiment n’a pas de force tombe à mi-chemin. Pour vous, il n’en est pas ainsi. Vous vous prescrivez des limites que vous ne voulez pas dépasser ; ce n’est donc pas la force qui vous manque mais la volonté.

Quand vous voyez un homme bon, pensez à l’égaler en vertu. Quand vous voyez un homme vulgaire, prenez garde de ne pas lui ressembler.

Celui qui ne progresse pas chaque jour recule chaque jour.

Je n’ai rien à faire d’un homme qui aime les avis mais ne les médite pas, qui prête l’oreille mais ne se corrige pas.

S’abandonner à de mauvaises inclination et ne jamais vouloir leur résister, cela s’appelle suivre le courant. Remonter le courant et ne pas songer à revenir, pour poursuivre sans cesse l’accomplissement de ses désirs, cela s’appelle aller à contre-courant. Se liver aux divertissements sans jamais avoir assez de plaisir, c’est perdre son temps. S’abandonner à la passion du vin et des fêtes sans éprouver jamais de satiété, c’est ruiner l’administration de sa vie. C’est à chacun désormais de décider quelle conduite adopter.

Celui-là est parfait qui est capable de pratiquer, en toutes circonstances, ces cinq choses : la gravité du maintien, la grandeur d’âme, la sincérité, la diligence et la bonté. La gravité du maintien inspire le respect ; la grandeur d’âme gagne les cœurs ;  la sincérité obtient la confiance ; la diligence exécute des oeuvres utiles ; la bonté rend facile la direction des hommes.